Pourquoi l’épouse d’abou Lahab n’a pas été mentionnée par son nom dans le Qur’ân ?

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Lecteur : et Sa Parole {et de même sa femme, la porteuse de bois} (trad relat), il s’agit d’oummou Jamîl, celle qui portait et jetait de grandes branches épineuses d’arbres sur la route du messager d’Allâh ﷺ, voulant ainsi lui nuire. 

Shaykh Sâlih Al Oseymî : l’auteur, qu’Allâh lui accorde réussite, a mentionné en exégèse à la Parole d’Allâh Ta’âlà {et de même sa femme} qu’il s’agissait d’oummou Jamîl. Très bien, pourquoi Allâh n’a pas cité son nom comme Il l’a fait pour son époux ? Quelle est la réponse ?

(Interaction entre le shaykh et les étudiants qui répondent).

Trois raisons à cela :

  • La première étant que son nom ne cadre pas avec la mention du châtiment, vu ce qu’il comporte comme joliesse. Elle s’appelait Oummou Jamîl (ndT : ce qui est beau, plaisant), un nom sous forme de kouniya. En disant « Oummou Jamîl sera châtiée »…cela ne cadrerait pas au châtiment mentionné.
  • La deuxième : l’usage chez les arabes était de dissimuler les noms des femmes et non d’en faire mention. Aucun nom de femme n’a été mentionné dans le Qur’ân en dehors de celui de Marie. Très bien, pour quelle raison les arabes avaient-ils cette coutume? Ils respectaient la femme n’est-ce pas ? En raison de ce que cela comporte comme profusion dans sa préservation. Si on a besoin de mentionner son nom alors on le fait ; dans le cas contraire, on ne le fait pas. D’ailleurs, certains nous dénigrent disant « ce pays ainsi que les autres pays musulmans ont la culture de la honte. Nul ne mentionne le nom de la mère, de l’épouse». Oui, puisque telle est la coutume des arabes, dotés qu’ils sont de fierté et de moralitésétant donné qu’ils préservent leurs femmes et les protègent. Non pour les avilir ou les rabaisser, mais juste car tel était l’usage des arabes et s’est produit dans le Qur’ân et la sunna. Tel est advenu dans le Qur’ân et la sunna. C’est pourquoi, ce qui est advenu mais contraire à cette réalité ne l’a été que pour un besoin. Par exemple, ‘Amr bn l-‘Ass demanda au Prophète ﷺ « quelle est la personne que tu aimes le plus ô messager d’Allâh ? ». Il répondit « Aicha ».  ‘Amr de demander : « et parmi les hommes ? ». Et le Messager de répondre « son père ». Une personne peut venir te dire « t’as vu, le Prophète ﷺ a dit Aicha… ». Quand le Prophète ﷺ a-t-il prononcé son nom ? Lorsque la question se présenta. Donc, cela est advenu dans le Qur’ân car telle était la coutume des arabes, qui protégeaient leurs femmes jusqu’à dissimuler leurs noms, pour la considération qu’ils portaient aux femmes et leur préservation. 
  • La troisième : la femme, que ce soit dans la Législation, la langue arabe et la coutume, suit son époux. Ainsi Allâh, par Sa Parole {et de même sa femme}, la mentionne comme suivant l’époux. Et ce qui est voulu par « suivant l’époux » est que parmi ce qui est en relation avec la responsabilité de l’époux, il y a le fait de la préserver et de s’occuper d’elle. Cela entre dans sa responsabilité dans la législation, dans la langue arabe et dans la coutume orthodoxe. Aujourd’hui, ils rebutent les gens de tels sens et ils font l’éloge de l’occident. En occident, lorsque les femmes se marient, quel nom de famille prennent-elles ? celui de l’époux ! Ils vont jusqu’à ôter à la femme son nom alors que les arabes la laissent garder son nom, jusqu’à sa mort. L’époux ne lui retire pas son nom pour la mettre sous le sien ! Mais, la législation, la langue arabe et la coutume orthodoxe imposent à l’homme d’assumer et de s’acquitter des droits de la femme.
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