L’invocation à dire lors de ton embarquement, que tu sois conducteur ou passager

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Shaykh AbderRazzâq Al Abbâd: Au nom d’Allâh Le Miséricordieux Le Tout Miséricordieux. Toutes les louanges appartiennent à Allâh Seigneur de l’Univers, j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration en dehors d’Allâh Seul sans nul associé, et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et son Messager, éloge et salut d’Allâh sur lui, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. 

Ô Allâh, enseigne-nous ce qui nous est bénéfique, et fais nous profiter de ce que Tu nous as enseigné, rajoute nous en science, et améliore notre situation en tout point et ne nous laisse pas nous en remettre à notre âme le temps d’un clin d’œil. 

Ceci dit :  

Nous faisons une halte, noble assemblée, avec cet immense bienfait par lequel Allâh سبحانه وتعالى  a gratifié les serviteurs et a été Bon, et IL –  جل في علاه- est d’une bonté vaste et d’une immense faveur. Je vise ce que vous avons écouté dans la Parole d’Allâh عز وجل {et a fait pour vous, des vaisseaux et des bestiaux, des montures, afin que vous vous installiez sur leurs dos, et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : «Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. C’est vers notre Seigneur que nous retournerons»} (trad relat). 

Ainsi, chère assemblée, il s’agit là d’un immense bienfait, d’une sublime faveur, qu’Allâh a facilités et assujettis aux serviteurs. Dans la sourate An-Nahl, que certains gens de science nomment « sourate an-ni3am (les bienfaits) », Allâh سبحانه وتعالى   a mentionné ce bienfait dans les premiers bienfaits dans cette sourate. IL – جل في علاه – a dit {et les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez, et pour l’apparat. Et Il crée ce que vous ne savez pas} (trad relat) : les savants – qu’Allâh تعالى  leur fasse miséricorde – ont évoqué que les moyens de transport modernes qu’Allâh سبحانه وتعالى  a facilités pour les serviteurs, rentrent dans Sa Parole {Et Il crée ce que vous ne savez pas}, il y a donc dans le verset une allusion les concernant. Ce qui incombe au serviteur croyant, c’est d’être dans le rappel du bienfait d’Allâh سبحانه وتعالى  sur lui, Lui reconnaissant la bonté et la faveur, comme ILسبحانه وتعالى  a dit dans Son parfait recensement des bienfaits dans la sourate an-ni3am {C’est ainsi qu’Allâh parachève sur vous Son bienfait, peut-être que vous vous soumettez.S’ils se détournent… il ne t’incombe que la communication claire. Ils reconnaissent le bienfait d’Allâh ; puis, ils le renient} (trad relat).

Ainsi, ce qui est obligatoire au serviteur, est qu’il reconnaisse à Allâhسبحانه وتعالى  la bonté et la faveur sur Ses serviteurs, et qu’il Lui impute le bienfait « ceci est la faveur de Mon Seigneur, cela est une faveur d’Allâh sur moi », et qu’il soit reconnaissant envers Allâh en employant Son bienfait dans Son obéissance, et dans ce qui rapproche de Lui سبحانه وتعالى.

Et dans les versets d’az-zukhruf que nous avons écouté lors de la récitation du cher lecteur, Allâh سبحانه وتعالى  dit : {et a fait pour vous, des vaisseaux et des bestiaux, des montures}, c’est-à-dire qu’Il vous a assujetti ces moyens de transport. S’agissant du bateau, il vous transporte d’un endroit vers un autre, et d’une direction vers une autre sur la mer ; quant aux animaux, ils vous transportent d’une direction vers une autre sur les terres. Ce qui incombe au serviteur durant son déplacement sur ces moyens de transport et autres qu’eux, est d’évoquer le bienfait de son Seigneur sur lui {et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer}, il se rappelle alors la grâce d’Allâh sur lui. 

Il convient que cette évocation de la grâce d’Allâh sur Son serviteur, concernant les montures, se fasse à chaque fois qu’il embarque, non pas une fois et il cesse, mais à chaque fois qu’il monte sa bête, sa voiture, son vélo, ou autre que cela comme moyens de transport dont le train, l’avion, le navire, etc. Il évoque le bienfait d’Allâh سبحانه وتعالى  sur lui que sont ces montures, qui lui facilitent le déplacement d’un lieu vers un autre et qui lui facilitent le transport d’effets personnels d’un endroit vers un autre. Il évoque alors le bienfait d’Allâh sur lui à chaque fois {après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. C’est vers notre Seigneur que nous retournerons »}. 

La légifération de prononcer cette évocation à chaque fois que l’individu monte sa monture, est certes rapportée dans la sunna de notre Prophète ﷺ. En effet, Abû Dâwûd, Tirmidhi et d’autres, ont rapporté, d’après Alî Ibn Rabî3a, qui a dit : « j’étais avec Alî Ibn Abî Tâlib – qu’Allâh l’agrée – et on lui apporta une bête » – c’est-à-dire à enfourcher. « Lorsqu’il posa le pied à l’étrier, il dit « BismiLlâh » Lorsqu’il s’installa sur son dos, il dit « alhamduliLlâh ». Puis, il dit « subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ wa mâ kounnâ mouqrinîn wa innâ ilâ rabbinâ lamounqaliboûn » (ndlt : voir sourate az-zukhruf, v14). Puis, il dit « alhamduliLlâh » trois fois. Puis, il dit « Allâhou Akbar » trois fois. Puis, il dit «subhânak. innî dhzalamtou nafssî fa ghfirlî dhounoubî, fa innahou lâ yaghfirou ad-dhounoûba illâ anta », puis il rit – qu’Allâh l’agrée. Alî Ibn Rabî3a a dit : « je lui demandai alors « qu’est-ce qui t’a fait rire ? », il répondit « j’étais avec le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et il fit ce que je viens de faire », c’est-à-dire comme évocation, « puis il a ri, je lui ai dit alors : qu’est-ce qui t’a fait rire ?, ilعليه الصلاة والسلام  dit : « Certes Allâh S’étonne de Son serviteur qui dit mon ‘Seigneur pardonne moi mes péchés’, et qui sait que nul autre que Moi ne pardonne les péchés ». 

Ainsi, dans ce hadith – et c’est un hadith authentique,attesté de notre Prophète عليه الصلاة والسلام  se trouve la légifération de cette évocation. Et elle se dit à chaque fois que tu montes ta bête ou ton moyen de transport quel qu’il soit, que ce soit aussi bien en voyage ou en résidence. Tu la prononces à chaque fois que tu montes ta bête ou ton moyen de transport, évoquant Allâh, présentifiant le bienfait d’Allâh sur toi, louant ton Seigneur et ton Maître, admettant ton manquementenvers Allâhعز وجل  et ta perpétration de fautes et péchés, malgré les bienfaits d’Allâh abondants et Ses multiples faveurs, exemptant Allâh de toutes imperfections et Le sanctifiant جل في علاه et que tu Lui جل وعلا  demandes l’absolution des péchés. Et c’est une évocation méritant que tout musulman la mémorise, y soit assidu, et de la prononcer à chaque fois qu’il enfourche sa bête. 

Quant à ce qu’il doit faire en premier lors de l’embarquement, est de prononcer [le nom d’Allâh]en disant « BismiLlâh ». Et la prononciation du Nom d’Allâh comporte une demande d’aide car le « bâ’’ dans « BismiLlâh » est le bâ’ de la demande d’aide, c’est-à-dire je Te demande l’aide. Il y a donc, dans le fait que le serviteur enfourche sa bête, une demande d’assistance à Allâh سبحانه وتعالى,  envers lui ainsi que pour sa préservation. Et dans cette prononciation du Nom Allâh et le commencement par l’évocation d’Allâh سبحانه وتعالى, se trouvent de très importants bénéfices, avec ce qu’elle contient en plus comme aide envers le serviteur. Elle comporte également le refoulement des démons et le fait de les éloigner du lieu. Et si Allâh جل وعلا  n’est pas mentionné, les démons s’associent à l’individu, et ce même jusque dans sa bête et son moyen de transport {associe-toi à eux dans leur biens et leurs enfants} (trad relat). Ils s’associent à lui jusque dans sa bête. Il est même authentifié dans le hadith, dans le musnad de l’imam Ahmad et d’autres, d’après notre Prophète ﷺ  qui a dit « il y a sur le dos de chaque chameau un démon. Lorsque vous l’enfourchez, mentionnez alors Allâh », c’est-à-dire que mentionner Allâh سبحانه وتعالى  repousse les démons et les éloigne de l’endroit. 

Quant aux moyens de transport modernes, les voitures et ce qui y ressemble, beaucoup en sont arrivés à contenir des outils de distraction, les discours distrayants comme la chanson, la musique et autre, qui en réalité sont des attraits pour les démons. C’est pourquoi, beaucoup de ces moyens de transport ne sont pas exemptsde démons, et ne les éloigne de ces moyens de transport que l’évocation d’Allâh عز وجل, car Allâh سبحانه وتعالى a dit {Et quiconque s’aveugle (et s’écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable} (trad relat). Compagnon : c’est-à-dire qui lui soit inséparable, qui ne se sépare pas de lui, il l’accompagne. C’est pourquoi qu’il faut obligatoire accorder un soin particulier à l’évocation, et se préoccuper de ces évocations immenses, attestées, bénies. Car leur bénéfice sur le serviteur et leur utilité sont très considérables, et leur bénédiction sur lui est très immense. Il convient donc au serviteur d’y être parfaitement assidu.

Après la prononciation du Nom d’Allâh, vient la louange : « bismiLlâh », puis il dit « alhamduliLlâh » une fois installé sur sa bête. Et concernant les voitures : lorsque l’individu entame son embarquement, qu’il ouvre la porte et veut embarquer, alors il dit « bismiLlâh ». Et une fois qu’il s’est assis sur le siège de la voiture, il dit « alhamduliLlâh ». Et cela n’est pas réservé qu’au conducteur comme se l’imaginent certains gens. Bien au contraire, le conducteur et le passager sont concernés. Le passager aussi, lorsqu’il embarque, et ce même s’il ne s’agit de pas sa voiture, et que ce n’est pas lui qui la conduit, il commence par prononcer du Nom d’Allâh, et une fois assis, il loue Allâh. La louange contient la prise de conscience de ce bienfait : au lieu de devoir marcher de longues distances à pieds, de te fatiguer et d’être dans une souffrance, tu loues Allâh de t’avoir facilité ce moyen, tu t’assois reposé et il te transporte vers le lieu que tu veux, et lieu que tu n’aurais atteint qu’avec peine si Allâh ne t’avait pas assujetti ces moyens de transports. Et peut-être même que tu ne l’aurais pas atteint à pieds. Mais cela est une grâce d’Allâh sur toi, loue donc Allâh « alhamduliLlâh ». Tu loues Allâh سبحانه وتعالى.

Ensuite il dit : « subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ wa mâ kounnâ lahou mouqrinîne » ; la glorification (tasbhîh) : c’est le fait d’exempter Allâh de toutes imperfections, et une sanctification. Exempter Allâh سبحانه وتعالى de tout ce qui ne Lui convient pas {Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Allâh, Seigneur de l’univers !} (trad relat), la glorification est donc une exemption pour Allâh {Ils disent : « Allâh S’est donné un enfant » Gloire et Pureté à Lui !} (trad relat), c’est-à-dire Il est Transcendant et Il est Sanctifié.

« Subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ » ; hâdhâ est amené en guise de démonstratif afin de convenir à tout moyen de transport que la personne pourrait monter. « Subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ » que ce soit des camélidés, bête de somme, âne, cheval, voiture, train, avion, etc. Le démonstratif convient à tout ce que la personne pourrait monter, « subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ », c’est-à-dire ‘ce’ (hâdhâ) moyen de transport quel qu’il soit.

« Wa mâ kounnâ lahou mouqrinîne », c’est-à-dire que si Allâh ne nous l’avait pas assujetti et ne nous en aurait pas fait grâce, nous n’aurions pas été capables de le faire nous-mêmes. « Mouqrinîne » : c’est-à-dire capables. Le chameau, en considération de sa force, est plus puissant que l’Homme, et plus énorme, et plus grand, et tu vois le petit enfant de cinq ans diriger le chameau, enfourcher le chameau et aller avec où il veut. C’est l’assujettissementAllâh سبحانه وتعالى ! Qui donc a assujetti cette bête ? Et l’acier qui transporte les gens d’un endroit à un autre, et vole aussi dans les airs, il ne se meut et ne vole dans les airs que par l’assujettissement d’Allâh. Allâh l’a assujetti au serviteur et leur a facilités les sciences et les connaissances qui les ont amenés à faire bouger l’acier par ce mouvement afin qu’il le transporte d’un lieu vers un autre.

« Wa mâ kounnâ lahou mouqrinîne » c’est-à-dire que nous n’en aurions pas été capables. Le serviteur ne saurait être capable si Allâh n’avait pas assujetti. On mentionne dans certains livres de gens de science qu’un homme enfourcha un chameau, et on lui rappela alors cette évocation « wa mâ kounnâ lahou mouqrinîne », il répliqua alors une parole dont le sens est : « voilà, moi je suis capable, je suis capable », c’est-à-dire capable de le diriger et de le faire bouger. Il dit alors : « m’en voilà capable ». Il tomba sur l’instant même sur la nuque et décéda. Ibn Abî Duniya le mentionna dans son livre Al 3oqoûbât, et d’autres parmi les gens de science l’ont mentionné. Ainsi, si Allâh n’avait pas assujetti ces bêtes et ces moyens de transports à l’être, alors ce dernier n’en aurait pas été capable. Mais Allâh y consentit par faveur. Ainsi, le serviteur reconnait le bienfait de son Seigneur « subhâna alladhi sakhkhara lanâ hâdhâ wa mâ kounnâ mouqrinîne », c’est-à-dire que nous n’en aurions pas été capables si Allâh ne nous l’avait pas assujetti et facilité de par Sa grâce et Sa générosité.

« Wa innâ ilâ Rabbinâ lamounqaliboûn », tu te remémores le retour vers Allâh.Et l’intérêt de se rappeler le retour [vers Allâh]constitue la préparation pour la rencontre d’Allâh سبحانه وتعالى. Certains savants ont mentionné dans les livres d’exégèse, que parmi la sagesse d’accomplir cela lors de la montée sur la monture « wa innâ ilâ rabbinâ lamounqaliboûn », ils dirent : « car celui qui enfourche un chameau, n’est pas à l’abri d’être vacillé par celui-ci, de tomber, de se briser la nuque et de mourir », il n’en est pas à l’abri dirent-ils. S’ils disaient cela au sujet du chameau, alors que devons-nous dire à présent au sujet des voitures ?! Et combien d’âmes, seules et en groupes, ont-elles fait périr ?! Énormément d’âmes s’en sont allées. Et c’est pour cela que celui qui embarque dans une voiture, ou un avion, doit se rappeler le retour (à Allâh). Il n’est pas à l’abri, même dans cette voiture, d’y trouver sa mort, et que son retour et son terme s’y trouvent. Une personne peut se rendre chez le concessionnaire de voitures, il achète une voiture et roule avec quelques mètres et sa vie prend fin. La personne ne savait pas qu’elle était allée l’acheter afin de mourir à l’intérieur.

L’individu se rappelle donc que son retour est vers Allâh, il se prépare alors et s’apprête. Et cela sobhânaLlâh, renferme un bénéfice pour l’individu en état d’embarquement et après son embarquement. En état d’embarquement, s’il se rappelle le retour (à Allâh), il ne s’occupera pas avec la distraction futile. A présent certains gens, même dans la voiture lancée à vive allure, il écoute la distraction futile, la musique et l’illicite, et peut-être même que dans la voiture, alors qu’il roule vite, il médit sur les gens, ou se moque des gens, ou des choses de ce genre alors que la voiture roule à grande vitesse. Qu’en sait-il si sa fin ne sera pas sur ces désobéissances ? Mais s’il se rappelle le retour (à Allâh), et qu’il n’est pas à l’abri que la mort le surprenne à n’importe quel moment, il évitera l’illicite et se tournera vers l’évocation et l’obéissance à Allâh سبحانه وتعالى. Et il s’approvisionnera de la meilleure des façons {Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence} (trad relat).

Il y a donc dans ce chapitre, de très importants bénéfices pour le serviteur. A présent, beaucoup de jeunes ne prêtent pas attention dans les voitures, car ils ignorent le danger. Il est dans sa voiture, lancé à très grande allure et la musique est lancée, et peut-être même qu’il est négligent dans les obligations et les devoirs, puis il meurt dans cette ferraille et le refuge est auprès d’Allâh. Mais s’il embarque avec l’évocation, alors il se rappelle le retour à Allâh et fait l’examen de conscience de son âme. Et puisque le retour est vers Allâh, alors qu’il se prépare, comme l’a dit un salaf à une personne dans une posture similaire « innâ lilLâhi wa innâ ilayhi râdji3oun ». Il dit : « innâ lilLâhi » : c’est-à-dire je suis un serviteur appartenant à Allâh ; « wa innâ ilayhi râdji3oun » : c’est-à-dire que je retournerai à Lui. Ainsi, si tu sais que tu es un serviteur appartenant à Allâh et que tu retourneras à Lui, alors saches qu’Il t’interrogera. Et si tu sais qu’Il t’interrogera, alors prépare des réponses pour l’interrogatoire ».

Il s’agit donc là de bénéfices ou de choses, qui découlent les unes des autres. Et c’est d’ailleurs pour cela que les Textes viennent, dans le contexte de promesse et menace, d’incitation et d’avertissement, en rappelant le Jour Dernier : « quiconque croit en Allâh et au jour dernier qu’il ne fasse pas ceci », ou « qu’il fasse cela ». Car te rappeler le Jour Dernier t’aide à accomplir les actes d’obéissance et à éviter et t’éloigner de l’interdit.

« Puis après cela, il fit les louanges d’Allâh trois fois », et la louange c’est : faire l’éloge d’Allâh سبحانه وتعالى , de Ses noms et Ses attributs, et de Ses bienfaits et Ses faveurs, et IL est Le digne de louanges et d’éloges, sans nul associé.

« Puis il dit Allâhou Akbar trois fois », et le takbîr contient l’immensification d’Allâh سبحانه وتعالى. Et le sens de « Allâhou akbar » est : nulle chose n’est plus grande qu’Allâh, tel ce qu’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم à 3adiy pendant qu’il l’invitait à l’islam : « qu’est-ce qui te fait fuir ? que l’on dise Allâhou akbar te fait-il fuir ? et existe-t-il une chose plus grande qu’Allâh ? ».

« Puis il dit subhânak » c’est-à-dire : je te transcende et te sanctifie ô Allâh.

« Je me suis causé du tort à moi-même », et confesser l’injustice de sa propre personne constitue la grande porte du repentir et du retour vers Allâh.

 » Pardonne-moi mes péchés », et cela comporte un sentiment émanant du serviteur pressentant que ses péchés sont nombreux et ses fautes multiples. Il demande à Allâh سبحانه وتعالى de lui pardonner ses péchés. « Pardonne moi mes péchés car nul certes ne pardonne les péchés si ce n’est Toi », {et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allâh ?} (trad relat). Cela montre que le serviteur ressent la large miséricorde d’Allâh, et de Son pardon, et qu’Il pardonne certes les péchés, quelle qu’en soit la gravité {Dis : « ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allâh. Car Allâh pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.} (trad relat).

Ainsi, cette immense évocation bénie contenue dans le hadith de Ali رضي الله عنه, il incombe au musulman d’y accorder grand soin à chaque fois qu’il embarque sur son moyen de transport, ou sa bête, se rappelant Allâh, lui demandant assistance, reconnaissant le bienfait, remerciant et louant le Bienfaiteur, faisant les éloges d’Allâh سبحانه وتعالى par ce dont Il est détenteur, confessant ses péchés, ses fautes et manquements, demandant à son Seigneur تبارك وتعالى de lui pardonner son péché. C’est donc une évocation immense qui mérite que chaque musulman lui accorde grand intérêt à chaque fois.

Et pour conclure, je dis : il n’y a pas plus beau, plus apaisant, de rendant plus heureux et plus réjouissant pour l’Homme que d’enfourcher sa bête dans cet état. Il monte dans sa voiture ou sur sa bête, ou dans son moyen de transport, avec ces évocations immenses. Et dans une des formulations du hadith, dans certaines sources de recueils de hadith, il est rapporté qu’à la place de sa parole « subhânak », il a dit « lâ ilâha illâ anta subhânaka », il a donc réuni dans cette évocation les quatre paroles, qui sont les paroles les plus aimées à Allâh سبحانه وتعالى. C’est donc une évocation extrêmement importante, elle réunit un bien immense et un mérite abondant.

Nous demandons à Allâh تبارك وتعالى de tous nous aider à L’évoquer, Le remercier et L’adorer comme Il se doit d’être adoré, qu’Il nous rectifie toutes nos affaires, qu’Il nous guide vers Lui sur une voie droite, et qu’Il nous compte parmi ceux qui L’évoquent, qui Le remercient, qui reviennent vers Lui repentants obéissants, et qu’Il nous pardonne tous nos péchés, infimes et graves, leurs premiers et leurs derniers, publics et secrets. Et qu’Il nous pardonne, qu’Il pardonne à nos parents, à nos savants, à nos dirigeants, et aux musulmans et musulmanes, aux croyants et aux croyantes, les vivants et les morts parmi eux. Ô Allâh, octroie à notre âme sa crainte, et purifie-la Tu es certes Le meilleur qui puisse la purifier, Tu es son Protecteur et son Maitre. Ô Allâh accorde-nous une part de la crainte qui T’est due, telle qu’elle s’interpose entre nous et les désobéissances envers toi, et accorde-nous une part de l’obéissance qui T’est due, qui nous fera atteindre Ton Paradis, accorde-nous une part de certitude qui nous permet de supporter plus aisément les calamités du bas-monde. Ô Allâh permets-nous de jouir de notre ouïe, de notre vue et de notre force tant que Tu nous fais vivre, et fais-les perdurer jusqu’à notre mort. Venge-nous de ceux qui nous oppressent et secours-nous contre ceux qui nous sont hostiles, et fais que nos malheurs ne soient pas en notre religion. Fais que ce bas-monde ne soit pas notre plus grand souci, ni le seul domaine que nos connaissances embrassent, et n’accorde pas de pouvoir sur nous à quiconque n’éprouve aucune clémence à notre égard. Gloire et louange à Toi ô Allâh, j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration sauf Toi, je Te demande pardon et me repens à Toi.

Ô Allâh couvre d’éloges et salue Ton serviteur et Ton Messager, notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Audio: https://www.al-badr.net/download/esound/kalimah/taskheer-almarkoob.mp3

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