Les caractéristiques des serviteurs du Tout-Miséricordieux: premières caractéristiques

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Shaykh AbderRazzâq Al Abbâd : Allâh Azza wa Jall a dit {les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, et, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : «Paix»}. 

Parmi les attributs et les belles qualités des serviteurs du Tout-Miséricordieux, nous avons : leur humilité envers Allâh Jalla Jallalouh, et envers Ses serviteurs. Ils marchent alors avec sérénité, calme et gravité. Et cette humilité qui transparaît dans leur démarche et sur leur être n’est que l’un des fruits de la foi et l’un de ses rejaillissements.

Ibn Abbâs, qu’Allâh les agrée, a dit, concernant Sa Parole Ta’âlã {ceux qui marchent humblement sur terre}, que cela signifiait avec modestie, continence et humilité. (1)

Et parmi les aspects visibles de leur humilité et sérénité, il y a que lorsqu’ils font face, sur leur route, à certains sots et ignorants alors ils s’adressent à eux en usant d’un discours véridique et exempt de toute bassesse et ignorance. Et tel est le sens de Sa Parole Azza wa Jall {et, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : «Paix»} (trad relat), c’est à dire une parole qui les épargnera des péchés et futilités. Et par cela, ils se sont mis à l’abri contre deux faux pas : celui du pied et celui de la langue.

Ibn al Qayyîm, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit: « et du fait que le faux pas soit constitué de deux éléments, celui du pied et celui de la langue, ils ont été mentionnés l’un à la suite de l’autre dans Sa Parole Ta’âlã {les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, et, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent: «Paix»}, Il les caractérisa donc par la droiture de leurs vocables et de leurs pas » (2).

Ils ne rendent de fait point aux ignorants et aux sots la même ignorance et sottise dont ils ont fait preuve. Juste, ils s’en écartent et s’adressent à eux en usant d’un discours exempt de ces défectuosités et ils repoussent l’offense par la bienfaisance comme l’a dit Allâh Ta’âlà {La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie}. 

Les gens divergent donc énormément quant à leur éthique et leur conduite. Et il incombe au musulman, par sa bonne religiosité et son beau comportement, de se parer avec ce qu’Allâh Sobhânahou wa Ta’âlà a mentionné, dans le verset précèdent, sur les serviteurs du Tout-Miséricordieux. Il oppose la bienfaisance au mal et se comporte avec modestie avec les serviteurs d’Allâh Azza wa Jall quel que soit leur éthique.

Et avant cela, il lui convient de demander l’aide d’Allâh Sobhânahou wa Ta’âlà dans toutes ses affaires, de L’invoquer afin de le guider au meilleur comportement et de l’épargner du mauvais comportement, comme cela est authentifié du Prophète ﷺ qui disait dans son invocation d’ouverture de la prière « Guide-moi vers le meilleur comportement car il n’y a personne qui y conduise sauf Toi. Et épargne-moi le mauvais comportement car il n’y a personne qui en épargne sauf Toi » (3). Et le Prophète ﷺ a orienté à quiconque sortant de sa demeure que de dire « ô Allâh, je cherche protection auprès de Toi pour que je n’égare personne ou que je ne sois égaré, pour que je ne commette aucune faute ou qu’on ne m’incite à la faire, pour que je n’oppresse personne ou que je ne subisse une oppression, pour ne causer aucune ignorance ni n’en subir ». (4). Et il se trouve dans cette bénie invocation une protection pour le serviteur afin que n’émane pas de lui une ignorance qui affecterait autrui et que lui-même soit épargné d’être affecté par l’ignorance des autres.

  • En traduction relative et approchée du sens des versets

(1) Rapporté par at-Tabari dans son exégèse (491/17)

(2) الداء والدواء (p. 376)

(3) Rapporté par Muslim dans son sahîh, numéro 771

(4) Rapporté par Abou Daoud dans ses sunans numéro 5094, at Tirmidhî dans alJâmi’ numéro 3427, et an Nassâ’î dans ses sunans numéro 5486, et Al Albânî l’a jugé authentique dans sahîh l-jâmi’, numéro 4709

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