Les caractéristiques des serviteurs du Tout-Miséricordieux: cinquième caractéristique

0

Shaykh AbderRazzâq Al Abbâd: Il Azza wa Jall a dit {qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allâh et ne tuent pas la vie qu’Allâh a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication}. 

Parmi les plus illustres attributs des pieux serviteurs du Tout-Miséricordieux figure leur éloignement des péchés majeurs et désobéissances. Et Allâh a spécifiquement cité dans ce contexte trois péchés majeurs, car ce sont les pires des grands péchés et les plus néfastes de manière absolue, à savoir : l’association à Allâh Ta’âlà, le meurtre d’une âme sacrée et la fornication.

S’agissant du polythéisme, il est lié au droit d’Allâh sur Ses serviteurs, il s’agit du péché qu’Allâh ne pardonne pas à celui qui meurt dessus, comme l’a dit Ta’âlà {certes Allâh ne pardonne pas qu’on Lui donne quelqu’associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allâh quelqu’associé commet un énorme péché.}. 

Si le serviteur voue une quelconque adoration à autre qu’Allâh, comme l’invocation ou la demande de secours ou le vœu ou le sacrifice etc., il aura alors perpétré la pire des dévastatrices et le plus grand des crimes, à savoir associer à Allâh Jalla wa Alà.

S’agissant du meurtre d’une âme sacrée, il s’agit là d’un crime odieux, le droit de la victime étant lié au meurtrier qui s’est fait du tort à lui-même par ce crime. Et le crime est lié à la victime dont l’âme fut assassinée sans aucune légitimité et il est également lié aux ayant droits de la victime. Le Prophète ﷺ a dit «la disparition de la vie d’ici-bas est plus insignifiante pour Allâh que le fait de tuer, sans droit, un croyant» (1).

Quant à la fornication, elle fait partie des pires turpitudes, de celles rendant le cœur malade et le corrompant. Et elle fait peser sur le serviteur et sur la communauté de nombreux et divers méfaits, au niveau de la foi, du corps, de l’âme et de la société.

C’est pourquoi le Prophète ﷺ a dit «lorsque l’homme pratique la fornication, la foi sort de lui comme si elle était une ombre pour lui et lorsqu’il s’arrête la foi retourne à lui» (2).

Et certes, Allâh Azza wa Jalla et Son Messager ﷺ ont mis en garde contre tous les moyens menant et rapprochant à cette turpitude oui qui seraient une cause de sa survenue. Ainsi ont été amenés l’interdiction de l’isolement d’un homme avec une femme étrangère, l’interdiction que la femme exhibe quoi que ce soit de ses parures si ce n’est à ses mahârims, l’interdiction de sortir parfumée de sa demeure afin que les hommes sentent son parfum, l’ordre de baisser le regard pour les hommes et les femmes ainsi que les autres lois divines de même ordre qui préservent la société de ce péché capital. Et cela ne le fut qu’à cause de sa dangerosité et de sa néfaste conséquence. 

Après qu’Allâh Sobhânahou wa Ta’âlà ait mentionné l’éloignement de Ses serviteurs de ces trois péchés capitaux, Il le fit suivre par la menace encourue par ceux qui commettent ces péchés, le dur et doublé châtiment en enfer – et le refuge est auprès d’Allâh. Il Azza wa Jall a dit {car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d’ignominie;}. 

Puis, Il Azza wa Jall excepta de ce fort avertissement celui qui se sera hâté et empressé au repentir de ces péchés capitaux, qui sont revenus à l’obéissance de son Seigneur Sobhânahou wa Ta’âlà et qui s’est repenti à Lui, afin d’obtenir le pardon et l’absolution tout en augmentant les œuvres pieuses et obéissances diverses de celles qui rapprochent du Tout-Miséricordieux Tabâraka wa Ta’âlà, afin que son rang s’élève auprès de son Seigneur Azza wa Jall et que ses mauvaises actions se changent en bonnes.

Allâh Sobhânahou wa Ta’âlà a dit {sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre ; ceux-là Allâh changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allâh est Pardonneur et Miséricordieux;}. 

En traduction relative et approchée du sens des versets

(1) Rapporté par Ibn Mâjah dans les sunan numéro 2619, Al Albânî l’a jugé authentique dans « sahîhou l-jâmi’ » numéro 5078

(2) Rapporté par Anou Daoud dans les sunan numéro 4690, Al Albânî l’a jugé authentique dans « assilsila s-sahîha » numéro 509

Partager l'article sur :

Les commentaires sont fermés.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!