Entre peur et espoir en Allâh

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Shaykh Ibn l-Utheymîne a été interrogé sur la doctrine des gens de la sunna et du consensus au sujet de l’espoir et de la peur d’Allâh.

Il répondit : les savants ont divergé en plusieurs avis pour déterminer si la personne devait faire précéder l’espoir ou faire précéder la peur.

Ainsi, l’imâm Ahmad, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit : « il faut que sa peur et son espoir fassent un, que ne prédomine alors ni la peur ni l’espoir ». Il a dit, qu’Allâh lui fasse miséricorde : « quel que soit celui qui prédominerait, son possesseur périrait». Car si l’espoir prenait le dessus, l’Homme se sentirait à l’abri du stratagème d’Allâh et si c’était la peur qui prenait le dessus, il tomberait dans la désespérance de la miséricorde d’Allâh.

Et certains savants ont dit qu’ « il faut faire prédominer l’espoir lors de l’accomplissement d’obéissance et faire prédominer la peur devant la volonté (de commettre) la désobéissance » car lorsqu’il accomplit l’obéissance, il aura alors accompli ce qui implique nécessairement la bonne opinion (envers son Seigneur) ; l’espoir doit alors prédominer et il s’agit de l’acceptation (de son œuvre). Et s’il s’intéresse au péché, il faut que la peur prédomine afin qu’il ne tombe pas dans la désobéissance.

Et d’autres ont dit : « pour la personne saine, c’est l’angle de la peur qui doit prédominer et pour le malade, c’est l’angle de l’espoir qui doit prédominer » car si prédomine en la personne saine l’angle de la peur alors elle s’écarte des désobéissances. Et si prédomine chez la personne malade l’angle de l’espoir alors elle rencontrera Allâh en ayant une bonne pensée sur Lui.

Et mon avis sur cette question est que cela dépend des cas:

-s’il craint que la prédominance de la peur ne le fasse désespérer de la miséricorde d’Allâh, il lui est alors obligatoire de la repousser et de lui opposer l’espoir.

-et s’il craint en faisant prédominer l’espoir de se sentir à l’abri du stratagème d’Allâh alors qu’il repousse et fasse dominer l’angle de la peur.

En réalité, la personne ayant le cœur sain est son propre médecin. Quant à celle possédant un cœur mort, celle qui ne soigne pas son cœur ni n’observe ses états, alors l’affaire ne l’intéresse guère.

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